MARIANE DE FRANCE

Mariane Defrance






Eh l’ami


regarde mes mains se sont tendues


on a laissé nos verres vides


sur les pistes de la nuit


Eh l’ami


regarde on s’est toujours bien entendu




la main dans le dos


Eh l’ami


la tape amicale n’est jamais bancale


la braise est dans l’œil syndical


l’ami avec moi

do do ré mi




Sur les fleurettes des pissenlits


Marianne Defrance a un gros cul


les mirettes au fond de nos lits


on restera des tires au cul




Belle intelligence


tu ressembles à ce que je pense


il faut lancer la danse




Eh l’ami

Regardes tu limes tes ongles


pour ne pas griffer mon cœur


Eh L’ami

Tu portes sur tes épaules


les déserts de tes ennuis


Eh l’ami

tu verses du sable chaud


tout ça par cœur par cœur




Belle intelligence


tu ressembles à ce que je pense


il faut lancer la danse




La main dans le do


Eh l’ami


petites escales dans nos embuscades


du vin blanc des huîtres de Cancale


l’ami avec moi


do do ré mi




Sur les fleurettes des pissenlits


Marianne Defrance a un gros cul


les mirettes au fond de nos lits


on restera des tires au cul




Ses mots défoncent


les cruelles désobligeances


il faut que ça danse ça danse




Et l’ami

  tu voyages avec la plante

des pieds brûlante


Eh l’ami

tu n’aimes pas


les sillons des feux d’artifice








Ses mots défoncent


les cruelles désobligeances


il faut que ça danse ça danse




La main dans le dos


do ré mi


la tape amicale n’est jamais bancale


la braise est dans l’œil syndical


l’ami avec moi

do do ré mi




Sur les fleurettes des pissenlits


Mariane a toujours un gros cul


les mirettes au fond de nos lits


on restera des tires au cul




Eh L’ami

tu couvres de ronce


la population trop dense


danse danse danse danse




Eh L’ami


tu partages tes femmes


allumées aveuglantes


Eh L’ami

tu bricoles toujours


avec ton joli tournevis


Eh L’ami

tu couvres de ronce


la population trop dense








il faut que ça danse






La main dans le dos


je parle de ce que j’ai vécu


on restera des tires au cul




Sur les fleurettes des pissenlits


Mariane Defrance a un gros cul


les mirettes au fond de nos lits


on restera des tires au cul




Eh l’ami


regarde mes mains se sont tendues


On a laissé nos verres vides


sur les pistes de la nuit


Eh l’ami


regarde on s’est toujours bien entendu




alors il faut que tu danses




Les mains dans le dos


je parle de ce que j’ai vécu


danse danse  danse danse


les mains dans le dos


on restera des tires au cul


les mains dans le dos


Marianne Defrance


a un gros cul




P.Parhal   2007




Tous droits réservés par parhal Mars 2007

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TOIT DU MONDE


Toit du monde



Sur
le toit du monde

deux
hommes dansent.


Les
corps dans l’espace,

les
jambes et les bras font une ligne droite,

honneur
à l’horizon.


Allongés
sur le souffle de la terre,

ils
s’endorment à jamais.


Quand
on monte sur le toit du monde,

on
ne revient jamais.


Sur
le toit du monde

deux
hommes dansent…




Parhal



Tout
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La fleur de ma rose

La fleur de ma rose

J’ai embrassé la fleur de ma rose
sur ses pétales,
bise légère
comme les nuages, je l’arrose,

des eaux diluées de mon amour à son image,
la terre n’est plus morose,

sur la croisée de notre ciel,
les regards filtrés par l’univers,
les larmes pures du bonheur
mélangent la couleur de nos yeux, le silence est sage,

lianes entremêlées,
souples comme le saule pleureur,
le temps n’a plus d’heure.

Nous marchons sur les vagues
de mon océan en forme de cœur,

pour pénétrer dans l’horizon,
nous retrouvons notre monde,
cette galaxie magique
où la pensée est unique.

Là, où j’embrasse
les pétales de la fleur de ma rose.

Extrait Nocturnes III

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La vie est en sommeil

La vie est en sommeil


Je suis assis sur le canapé blanc,
le visage mal rasé,
les mèches en mauvais épis,
l’abat-jour illumine ma fâcheuse face,

la vie est en sommeil…

Le visage coupé
en deux,
les rides de la haine,
détruisent mes jolis rictus,

la vie est en sommeil,
la vie est en sommeil,

je suis assis sur le canapé blanc ,
le miroir devant,
je survole les médias
qui
n’ont pas le sens de mes mots.

La vie est en sommeil,
la vie est en sommeil,
la vie est en sommeil,

je n’ai plus ma lumière pour écrire…

La vie est en sommeil,
la vie est en sommeil,
la vie est en sommeil,

alors,
je n’ai plus la force de me lever,
je n’ai même pas envie de café,
la chouette en granit me regarde
pour me dire qu’il est minuit.

Tous les tableaux de la société s’animent
les plantes tombent, elles se fatiguent,

la vie est en sommeil,
la vie est en sommeil,
la vie est en sommeil,

c’est chouette la raison
qui endort la raison,
je préfère les petites
marionnettes, sans raison.


P.Parhal 4juin07
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Pour vivre il faut dépasser la vie…

Nos lutins secrets


J’ai les bras ouverts
vers les bleus de l’infini
des couleurs d’arc en ciel
pour protéger mes yeux.

J’imagine que c’est trop beau,
que c’est pur,
qu’il coule tout le temps
de l’eau fraiche,
mes doigts me parlent,
ils m’interpellent,

donnez-nous,
les caresses que l’on doit transmettre…

Je frissonne rien qu’à entendre leur voix
ils chantent en cœur par cœur la chanson du bonheur
la chanson du bonheur

Des ailes de plomb
 le matin c’est bon
des plumes d’oie
sur les papillons
Sommeil de nuit
aux pleines lunes
c’est chaud le soleil
et c’est bon,

les matins
où la rosée trempe ses seins
dans l’herbe des escargots,

Des ailes de plomb
 le matin c’est bon
des plumes d’oie
sur mon bidon
réveil dans la suie
aux demi-lunes
c’est chaud la braise,
c’est un bonbon…

 Ils chantent à haute-voix
c’est leur cri,
de la haut!
de la haut!

On voit
les gueules de connes
et de cons.

Parhal à Yew

Mai 2007

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Main Tendue


Main Tendue

J’ai une fleur dans la main

je pose ma cigarette,

elle n’est pas allumée,

fumée d’ennui…


Je caresse les caveaux,

la bête noire est sombre
son oeil dans son cul.

Il n’ose même pas toucher,
l’ombre, il a peur de lui-même.

J’ ai une cigarette dans la main,
je te pose une fleur tendue…

Le monde c’est l’histoire
des autres je te donne
ma main tendue.

05 05 07


A I de Parhal Pour elle

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les pas en cloche de pied

les pas en cloche de pied


mes chaussettes trouées
l’oeil trouble est mouillé
il fait lourd c’est l’orage
ciel d’une couleur orangée

je m’allonge sur les bruyères
pour regarder les anges voler
oublier tous les jours d’hier
les caresses aux mains volées

les pas en cloche de pied

ma paume sans le baiser
lèvres séchées oubliées
il fait lourd c’est la rage
l’enfer s’est invité, rangé,

dans ma mémoire à jamais

le jamais est devenu le toujours.

P.PARHAL

04 05 07

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